Oui, mais il n'est pas complètement exact de dire que « toute substance est un sujet », plus exactement, toute substance n'est pas nécessairement toujours sujet, puisque les « substances secondes », c'est-à-dire les espèces et leurs genres (Catégories, 5, 2 a 14-19 et 2 b 7 et suivantes), s'ils peuvent être sujets (« le Sapin est un Conifère ») peuvent aussi être attributs des substances premières (« Ceci est un Sapin » ; « tel Sapin » est une substance première, c'est-à-dire individuelle; cf. 2 a 19-27). Seule, la substance individuelle (« tel sapin », « tel cheval » est toujours nécessairement sujet. On ne peut donc faire l'impasse sur l'équivocité de la substance, et ce dès les écrits logiques. Et c'est cette équivocité qui conduira, en Métaphysique Z, à la doctrine aristotélicienne de la quiddité et de la définition (dont la quiddité désigne le concept).