Les sources
Cryptomanie et chartoklepticité
Nous avons examiné, au cours d'articles précédents, une question d'histoire de l'astronomie riche en enseignements, dont les documents sont renfermés dans des fonds parfois peu connus. Dans certains cas, nous avons pu nous contenter de renvoyer aux éditions canoniques d'auteurs classiques. Tel est le cas des références aux œuvres de Ptolémée, de Copernic, de Tycho Brahé ou de Kepler. Dans d'autres cas, nous avons dû recourir à des éditions d'époque, dont nous avons, dans ces cas, indiqué les cotes à la Bibliothèque Nationale, lorsque celle-ci nous était connue. Tel a été le cas, en particulier, des ouvrages de Scheiner, de Boulliau, de Hevelius, de Riccioli ou de Zucchi. Enfin, dans certains cas, nous avons invoqué le témoignage de sources manuscrites, dont nous avons alors recueilli minutieusement les leçons, en les accompagnant de leur référence précise. Le plus souvent, il s'agit de documents conservés au département des manuscrits de la Bibliothèque Nationale, à la Bibliothèque de l'Observatoire ou à la Bibliothèque de l'Université de Bologne. Dans un cas précis, notre recherche nous a confronté à une situation curieuse, suffisamment curieuse pour que nous lui consacrions un article entier. Pour l’étude de la théorie de la libration de Cassini, les sources sont au nombre de quatre :
1° une copie, datée de 1669, du compte-rendu de l’observation de l’éclipse de lune du 26 mai 1668. On sait que cette éclipse a été observée de concert par Jean Picard, à Paris (Porte Montmartre), et par Cassini, à Rome (Palazzo Estense), aux fins de déterminer la différence des longitudes de ces deux villes. Cette copie, qui, selon une glose marginale, où nous ne reconnaissons guère la main de Jean-Dominique Cassini à laquelle elle s'attribue («Ce fragment est escrit de la main de M. Agostino Fabri, que j'avois mené à Rome, d'où il paroit que de ce temps là j'avois la vray théorie de la libration de la Lune»), serait de la main d’Agostino Fabri, connu par des documents conservés à la Biblioteca Universitaria de Bologne, se trouve fol. 69 v° - 70 v° du ms français, nouvelles acquisitions, 5.856 de la Bibliothèque nationale de Paris : «La macchia Caspia era molto vicina al margine, come è stata in tutta questa Lunazione da me osservata in ordine all’apparente Librazione... Lora considero come dipendente dalla complicazione di due moti, uno periodico, con cui la Lune sia portata intorno alla Terra con l’asse, che in corso di questo solo resterebbe sempre parallelo a se stesso, onde dall’istesso punto del firmamento vedrebbesi sempre l’istessa faccia Lunare e dalla Terra apparirebbe volvarsi intorno a se stessa contro l’ordine dei segni mostrando sempre faccie diverse, e da un altro moto di rivoluzione intorno ad un proprio asse inclinato in certa forma all’asse del moto periodico, di periodo uguale al medesimo, e similmente secondo l’ordine dei segni <in virtù del quale> mostrando sempre faccie diverse all’istesso punto del firmamento secondo il medesimo ordine dei segni, ma rispetto alla Terra abolisce l’apparenza del moto contro l’ordine dei segni, che cagionarebbe il semplice moto periodico con l’asse Lunare sempre parallelo a se stesso, se non in quanto questi due moti non convengono nell’asse e nell’inegualità, essendo più inuguale il moto Lunare periodico di quello della rivoluzione intorno al proprio asse, dalle quali discrepanze concepisco che dipenda l’apparenza della librazione Lunare, all’incontro alle stravaganze notate dal dottissimo Evelio, onde non vi sia bisogno di riconoscere come reale questo moto di Librazione della Luna di specie differente dai moti soliti circolari insieme e continui all’istesso asse, che negli altri Pianeti si osservano. Siccome per l’apparente retrogradazione dei Pianeti non è necessaria l’introduzione di un nuovo moto reale, che le respinga indietro, ma basta la complicazione di due moti circolari nell’istessa parte.». Traduction : «La Macchia Caspia était très proche de la circonférence, comme je l'ai vue tout au long de cette <éclipse>, à cause de la Libration apparente... Je considère que cette dernière trouve son origine dans la combinaison de deux mouvements, dont le premier est le mouvement périodique, par lequel on imagine que la Lune est emportée autour de la Terre, et qui possède un axe, qui, au cours de ce mouvement, considéré à lui tout seul, demeurerait constamment parallèle à lui-même, d'où vient que, d'un même point du firmament, l'on verrait constamment le même côté de la Lune, tandis que, de la Terre, on aurait l'impression qu'elle accomplît une révolution sur elle-même, contre l'ordre des signes, en nous présentant des côtés toujours différents, puis, ensuite, d'un second mouvement, mouvement de révolution sur un axe distinct, incliné d'une quantité déterminée à l'axe du mouvement périodique, révolution dont la période serait égale à celle du premier mouvement et qui, comme ce dernier, se ferait dans l'ordre des signes, révolution par l'effet de laquelle, tout en présentant constamment différents côtés vers un même point du firmament, ne s'en oblitère, pas moins, à l'égard de la Terre, l'impression de ce mouvement contre l'ordre des signes que produirait le mouvement périodique considéré à lui tout seul, avec son axe du globe de la Lune qui demeure constamment parallèle à lui-même, si ce n'est dans la mesure où ces deux mouvements ne sont pas parfaitement accordés l'un à l'autre quant à leurs axes et quant à leurs inégalités, puisque l'inégalité du mouvement périodique de la Lune l'emporte sur celle de sa révolution sur son axe à elle, discordance dans laquelle je vois l'origine de cette impression d'une Libration de la Lune, ce à l'encontre des stravaganze qu'y croit reconnaître le très-savant Hevelius, raison pour laquelle il n'y a pas lieu d'attribuer à ce mouvement de Libration de la Lune la moindre réalité, mouvement qui serait d'une espèce différente des mouvements, à la fois circulaires et continus sur un même axe, qu'on observe habituellement dans les autres Planètes. Tout comme l'impression d'un mouvement rétrograde des Planètes ne rend pas indispensable d'introduire un mouvement réel distinct, qui les ramènerait en arrière, et qu'il suffit, à cet effet, de combiner entre eux deux mouvement circulaires dans le même sens.» Le mot Lunazione nous paraît poser problème ; peut-être faut-il lire Eclisse. Sur cette éclipse célèbre, cf. Bibliothèque de l’Observatoire de Paris, ms B, 4, 1, fol. 398 sq. (= fol. 629 sq., observation de Rome : «La lune alloit alors a son Perigée d’où elle estoit encore éloignée de 26 degrez, et son diamètre apparent estoit de 33. minutes et demie. La Tache Caspienne est ordinairement plus proche du bord occidental lorsque la lune va de l’Apogée au Perigée que quand elle va du Perigée à l’Apogée. Je fis ces observations pour les comparer avec ma Theorie de la libration de la Lune, dont j’avois trouvé que les Poles sont dans sa circonférence au temps des eclipses, eloignees (sic) des poles de l’écliptique transportée (sic) dans le globe de la lune de deux degrez et demy, et des poles de l’orbite de la lune marquez par l’extrémité du diamètre de la lune perpendiculaire a son orbite de sept degrez et demy <tout> autant que les poles du mouvement des taches du Soleil sont élevez sur le plan de l’écliptique et que ces poles du globe de la lune sont dans un mesme cercle qui est toujours parallele au cercle de sa plus grande latitude, et change de situation dans le disque apparent comme ce parallelisme demande. Et j’avois trouvé que le globe de la lune a l’égard de ce cercle tourne au tour de ces deux poles par un mouvement egal, par lequel les mesmes taches retournent au mesme cercle en 27 jours et un quart qu’est aussi la periode du retour de la Lune à ces (sic) neuds; de sorte que comme la lune au temps des eclipses est toujours près de ces neuds le globe de la lune est aussi pres du terme de sa révolution.») ; fol. 541-542 (observation de Rome, à laquelle se rattachent, fol. 543 sq., les remarques relatives au diamètre apparent du disque lunaire et à la distance du Mare Caspium (=Mare Crisium) du bord apparent (cf. Cassini IV, Mémoires pour servir à l’histoire des sciences, p. 285)) ; fol. 565 (observation de Paris) ; fol. 623-635, «Observation de l’éclipse de Lune arrivée le 26 de May 1668 avec diverses réflexions.» ; fol. 636-645 : (Relation comparée des observations de Rome et de Paris). Comment il peut se faire que ces documents, qui sont censés porter sur une observation faite à Rome par un Astronome qui, à l'époque, n'avait pas mis un pied dans le Royaume de France et qui, sa vie durant, ne parlera, pour ainsi dire, pas un mot de français, comme il le reconnaît lui-même dans la Vie que publiera son arrière-petit-fils en 1810, soient précisément rédigés dans cette langue, il faudra qu'on nous l'explique. Il est clair, pour nous, qu'il ne saurait s'agir, ici, des originaux de 1668 et que nous avons affaire, non seulement à des copies tardives, mais, encore, à des traductions. Les fautes de grammaire prouvent assez que le scribe ne comprend pas un traître mot à ce qu'il écrit, transcrit ou traduit. 2° Des passages récurrents dans les manuscrits préparés par Cassini en vue d’un traité d’astronomie, dont des copies, ou des débris, constituent les ms B, 4, 1-4 de la Bibliothèque de l’Observatoire de Paris, ainsi que le ms français, nouvelles acquisitions, 5.156 de la Bibliothèque nationale. Principales occurrences de l’exposition de la libration de la Lune : Observatoire, B, 4, 1, fol. 399-414, 548, 608, 973-980 («De la Révolution de la Lune autour de son axe.») ; Bibliothèque Nationale, ms fr., nouvelles acquisitions, 5.156, fol. 11 v° - 12 r° ; ce ms semble reproduire en partie le même texte que l’«Abrégé d’Astronomie» du ms B, 4, 2 de l’Observatoire; par exemple, B, 4, 2, fol. 397-398 = B. N., 5.156, fol. 9 = fol. 31-32 de l’«Abrégé»; cf. Observatoire, ms D, 1, 13, qui contient des documents de Jacques Cassini, ayant servi, plus tard, à la rédaction des Eléments d’Astronomie de 1740, parmi lesquels une version de la théorie de la libration que le rapprochement qui s’y trouve suggéré avec les Theses mathematicae de Optica propugnabuntur a Iacobo Cassini die 10. Augusti 1691 in Collegio Mazarineo..., Paris, 1691, permet, peut-être, de dater de 1691; dans cette liasse latine, intitulée «In opticarum Theseum supplementum ; quae opticorum instrumentorum ope a patre in Observatorio regio inventa sunt», manquent les feuillets qui paraissent correspondre à la théorie de la libration ; le passage français parallèle a pour titre : «Les decouvertes qui ont este faites à l’observatoire royal avec des Lunetes d’aproche.» ; il n’est pas sans signification que le chapitre intitulé «De la lune» soit précédé d’une exposition des variations apparentes des traversées des taches du Soleil, ce qui souligne l’étroite dépendance de toute cette théorie des conceptions de Scheiner ; on y lit notamment : «On a observé que dans le globe de la lune il y a deux poles opposez, toujours adherans aux mesmes taches, eloignez de 5 degrez des poles de l’orbite de la lune transportez dans son globe. Ces poles sont dans un grand cercle qu’on peut appeller colure de la lune, qui est perpendiculaire à son orbite, et parallele au cercle de sa plus grande latitude. Ce colure, qui, comme le colure de la terre dans la révolution journalière, change de situation dans le disque apparent de la lune par le mouvement qu’elle fait autour de la terre et par lequel elle s’éloigne du cercle de sa latitude, porte les deux poles de la lune, avec les taches adherentes et leur fait faire deux cercles polaires par un mouvement qui, dans le disque apparent, va d’occident en orient, et semble imprimer au pole apparent un mouvement, vers le même costé, ce qui cause la libration en longitude et lorsque ce pole par un tel mouvement est elevé sur le disque apparent de la lune, ou bien qu’il l’est (sic) dans l’hémisphère occulte, les taches qui sont autour du pole s’approchent et s’éloignent du centre apparent faisant une espece de libration en latitude. Mais les taches éloignées des poles ne suivent pas le mouvement du colure vers l’orient, parce qu’elles en ont un autre vers l’occident par lequel elles tournent également au tour de l’axe de la Lune dans une période egale a celle du retour de la lune au cercle de sa plus grande Latitude. Ainsi par le mouvement des taches contraire au mouvement apparent du colure il se fait une compensation du mouvement du mesme colure, dont il en resulte que les taches qui sont dans le disque apparent ne souffrent aucune variation... Et il y a encore quelque petite inégalité qui vient de ce que en differens temps tantost le mouvement egal des taches vers l’occident l’emporte sur le mouvement inégal du colure qui se fait du costé d’orient, et tantost celuy des colures l’emporte sur le mouvement des taches, et la différence entre ces deux mouvements fait une autre espece de libration en longitude.» (feuillets non numérotés, où se repère l’allure alambiquée que revêtiront les expositions ultérieures.). 3° L’exposition, d'une qualité, pour ainsi dire, littéraire, dans «De l’Origine et du Progrès de l’Astronomie et de ses rapports avec la navigation.», rédigé en 1687, publié, en 1693, dans le Recueil de diverses observations faites en plusieurs voyages par ordre de sa majesté pour perfectionner l’astronomie et la géographie, avec divers Traitez astronomiques, Paris, 1693, réimprimé dans les Mémoires de Mathématique et de Physique de l’Académie royale des sciences, depuis 1666 jusqu’à 1699, tome VIII, Paris, 1730. La théorie de la libration se trouve, à la page 35, dans le premier recueil, aux pages 42-43, du second. On y lit : «Par l’un de ces mouvemens dont la révolution s’achève en 27 jours & un tiers, la Lune paroît tourner d’orient en occident sur un axe parallèle à celui de son orbite. L’autre mouvement se fait réellement d’occident en orient sur un axe dont les poles sont éloignez de ceux de l’orbite de la Lune transportés dans son globe de sept degrez & demi, & des poles de l’écliptique, de deux degrez & demi.». C’est en pensant à ce texte qu’en 1747, Dortous de Mairan écrira : «Nous examinerons bientôt ce qu’il faut entendre par le premier de ces deux mouvemens contraires, ce que je ne sache pas avoir été expliqué nulle part.» («Recherches sur l’Equilibre de la Lune dans son Orbite.», Mémoires de l’Académie royale des sciences, année 1747, p. 4), ajoutant, p. 14, «Ce mouvement ne peut être que celui qui résulte, par la première définition, du parallélisme perpétuel du diamètre DM...par rapport à un point pris hors de la circulation AR ; car dans ce cas, no 14, & selon l’idée des anciens Astronomes, la circulation doit renfermer une révolution entière de la Lune sur son axe... Aussi M. Cassini qualifie-t-il cette rotation de mouvement apparent et inégal : d’apparent, parce que cette rotation n’a rien de réel que relativement à la Terre, ou à quelqu’autre point pris au dedans de sa circulation, & disparoîtroit si la Lune L ou son diamètre DM étoient vûs du Soleil ou des fixes ; d’inégal, parce que, selon l’hypothèse, il suit toutes les inégalités du mouvement de projection de la Lune dans son orbite.». Citons donc pour simple mémoire infâmante les gloses de Delambre, Montucla et autres derviches tourneurs de tables : «Le mouvement d’occident en orient, dans la partie supérieure (!), paraît se faire en sens contraire dans la partie inférieure, la seule que nous voyions... Il était inutile de parler de deux mouvements contraires ; ils sont les mêmes, comme les mouvemens de Vénus et de Mercure ressemblent à ceux de la Terre. Mercure et Vénus paraissent tourner en sens contraire dans leurs passages sur le Soleil. Il en est de même des taches que nous voyons sur la Lune. Celles que nous ne voyons pas, et qui sont dans l’hémisphère supérieur, tournent d’occident en orient comme toutes les planètes.» (Delambre (Jean-Baptiste), Histoire de l’Astronomie moderne, tome II, p. 734.). Il est facile de justifier Cassini en confrontant le texte de 1693 avec celui des Eléments d’Astronomie de Jacques Cassini, de 1740, où l’on lit, p. 259: «Pendant que les Poles du globe de la Lune font leurs révolutions de l’Occident vers l’Orient, le Colûre de la Lune sur lequel ces Poles sont placés, & qui est représenté en ligne droite lorsque cette Planète est à la distance de 90° de ses nœuds, tourne du même sens, & se transforme en une Ellipse dont la largeur augmente jusqu’à ce que la Lune étant arrivée à son Nœud, il se conforme au bord oriental de cette Planète ; & comme ce Colûre qui est fixe sur la surface de la Lune, passe toûjours par les mêmes Taches, il suit que si la Lune n’avoit aucun mouvement autour de son axe, on verroit ces Taches passer successivement du bord occidental de la Lune à son bord oriental, & revenir aux mêmes endroits après le retour de la Lune à ses Nœuds, ce qui est contraire à ce que nous observons de la Lune, dont on découvre toûjours à peu près la même face & les mêmes Taches. /Il est donc nécessaire pour expliquer cette apparence, de supposer que le globe de la Lune tourne autour de ses Poles, d’un mouvement égal & uniforme de l’Occident vers l’Orient, qui, étant vû de la Terre, paroît être de l’Orient vers l’Occident, au contraire du mouvement apparent du Colûre.» ( à confronter aussi à B. N., mss fr. nouvelles acquisitions 5.156, fol. 11 v°-12 r°.).
4° Le mémoire, imprimé en 1721, «Sur la Libration apparente de la Lune, ou de la Révolution de la Lune autour de son axe.», Mémoires de l’Académie royale des sciences, année 1721, p. 108-126, repris dans Cassini (Jacques), Eléments d’Astronomie, Paris, 1740. Dans sa double version, ce mémoire présente des erreurs surprenantes ; en particulier, les planches qui représentent la Lune telle qu'elle se voit dans les latitudes sont inversées (latitude nord pour latitude sud), sans que l'auteur des légendes semble s'en émouvoir ; on remarque, encore, une similitude troublante entre les constructions proposées pour déterminer la position des accidents lunaires sur le disque de la Lune (point important quand on sait que l'observation des éclipses est utilisée pour la détermination des différences des longitudes terrestres) avec des constructions fournies par la Rosa Ursina de Scheiner pour déterminer les trajectoires des taches solaires. Avec les Cassini, le plagiat n'est jamais loin et l'authenticité de toute cette documentation pourrait soulever mainte discussion. Nous-même ne savons quelle est l'origine des recueils de la Bibliothèque Nationale ; peut-être sont-ils constitués de documents soustraits par Libri à la Bibliothèque de l'Observatoire.
oyseaulx |
22 h 51 |
Rubrique : études sçavantes
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